Amnésique Humanoïde

Jour de fange, mal au ventre, de colère incessante. Sans raison apparente dans mon âme elle se plante. Peu importent les rimes seuls comptent les verbes. Je te dis casse-toi, tu m’excites et m’épuises. Tu me juges et m’auscultes, continue, rien à battre. Qui es-tu pour me dire qui je suis, où je vais. Des faux-culs plein les rues, prévisibles, incolores. Amnésiques, apathiques, aux écrans hystériques. Montre-moi qui tu es, lâche un peu ton vocable. L’amitié au placard, faux-semblant de roublard. Convenance, assurance des idées formatées. Sans un mot de travers pathétiques dentiers.
Tu te plantes, en ramasses et redemandes

Ton confort est trop fort, il te bouffe et t’endort. Blatérer est ton trip, parader ton coït. Peu importe que tout claque, que les Viets s’astiquent. L’inconnu tu t’en tapes, tant que t’as ton six-pack. Fous en l’air cette époque, le miroir des vioques. Tu voudrais tout avoir, mais donner quoi encore. Je débite, t’analyse, le grand pied, le panard. De tes peurs, de tes doutes sous ton air pantouflard. Ton visage, ton regard, de grand sage, à l’écoute. Je n’y crois une seconde, à ce jeu d’entourloupe. Imagine pauvre blair de pouvoir me la faire. Des comme toi, tous les jours, un cheveu dans la soupe.
Tu te plantes, en ramasses et redemandes

Féminines, masculines, toutes ensembles se broutent. En pensant espérant s’en sortir à l’esbroufe. L’examen pour chacun au moment opportun. Des clodos aux héros même voie, mêmes doutes. Ce destin assassin fabriqué à dessein. Tu refuses de le voir, continue à demain. Par derrière tu préfères, bien parti je le crains. J’aimerais tu le sais arrêter ce manège. Impossible pourtant à chacun son ménage. Ton chemin et le mien vents contraires sans nuages. T’as tout faux, fais le beau épaté par ta trique. Et tant pis si ta vie par petits bouts s’effrite.
Tu te plantes, en ramasses et redemandes