Courbes d’azur

 

Les accents des foulées sur les pierres, me rappellent au présent de la Terre, ce fragment de l’immense univers.

Crissements tiennent lieu de prières, mots de pierres, de roulis, de poussières, de senteurs, de couleurs, de tonnerre.

A l’intime des courbes m’assure, d’une errance en chemins et murmures, glissements de plaisir perdurent, leste temps d’un présent sans futur.

Cet instant en l’absence des hommes, Toi et moi, rien que nous, sans personne.

Le silence des êtres est étrange, leur tumulte à la nuit se mélange, bruits de vents en des souffles des cimes, entretoises lascives imagine.

Tel arcane en devine la frange, indicible message des anges, trop de cris, trop d’efforts en tous sens, se refuse aux refrains de mes sens.

Mes desseins certes vains se limitent, aux confins de tes reins se délitent. A l’approche incertaine indécise, tes contours sibyllins se précisent.

Cet instant en l’absence des hommes, Toi et moi, rien que nous sans personne.

Vient l’épreuve des corps, des regards sans accord, autarcie d’organisme, assoiffé d’héroïsme. Densités sont si pures en leurs toiles m’attirent, tes effluves natures me délecte et respire.

Empruntée mon approche que limitent souffrances, d’une vie de galoches préférée à tes transes. Là le temps des retours sont propices à confesse, des nouvelles amours éternelles promesses.

Au regard des roches me soumet en substance, les sommets en approche en aimée pénitence. A l’instant de l’extase, mon regard s’embrase. Les chimères s’effacent, de néant nulle trace.

Cet instant en l’absence des hommes, Toi et moi, rien que nous sans personne.