Ephémères

Ils parlent de sauver la Terre, mais la Terre n’en a que faire. A l’aune de son existence, nos souffles sont sans importance. Tels ces éphémères dont les vies, ne durent qu’un instant, pour la Planète, nous n’existons pas. Nos feux follets n’y changent rien, nous resterons un souvenir, teinté de regrets, d’instants envolés, d’amère cécité, pour ce Paradis offert, dont nous n’avons su que faire. Apparus, puis disparus, le temps d’un verre, pris entre les Terres, ici et là, soulagées par le départ inespéré, des nains sans frères, des enfants rois. Ne resteront rien d’autres que des chimères, d’amours et de guerres, écrites en millénaires, au sein d’Histoires billionnaires.

Caroline

T’as ces yeux deep bleu, ton regard amoureux frappe au cœur de tes vœux. Assurance, évidence, insouciance, ton trip humain feint l’innocence. Maladroite, apathique, tes tics statiques m’astiquent, no déclic no réplique. Charme froid des nordiques, tu m’astiques.

Caroline si coquine trop mutine te devine assassine
Ton visage monocoque m’interloque et m’insupporte
Ce sourire mécanique fait de broc et de bric le mérite coup de trique
Se fissure sous le choc ta nature née de toc désagrège et se disloque

Connaissances, ton engeance, les assemble, les rassemble, si facile en apparence. De nous autres tu es l’image, le ramage et le plumage, le sourire d’une enfant sage. Programmée, pour gagner, tes tests progressent m’agressent, no reset, no delete. Contagion incomprise, tu m’épuises.

Caroline si coquine trop mutine te devine assassine
Ton visage monocoque m’interloque et m’insupporte
Ce sourire mécanique fait de broc et de bric le mérite coup de trique
Se fissure sous le choc ta nature née de toc désagrège et se disloque

Incroyable, si affable, agréable, méprisable, totalement impénétrable. Se dessine ton destin, l’agonie de l’être humain, rêvait-il d’une autre fin. Adoubé le monarque, tes arnaques m’attaquent me saquent, no play-back, no réac. Ce sang-froid mécanique, tu me niques.

Caroline si coquine trop mutine te devine assassine
Ton visage monocoque m’interloque et m’insupporte
Ce sourire mécanique fait de broc et de bric le mérite coup de trique
Se fissure sous le choc ta nature née de toc désagrège et se disloque

Secrétaire, de pierre, missionnaire délétère, attributs d’une guerrière. Connexions dans une box, tu refoules le botox, le témoin de ton intox. Résistance inutile, imbéciles m’horripilent trop serviles, no vigil, no exil. Regard fier des lumières, tu m’enterres.

Caroline si coquine trop mutine te devine assassine
Ton visage monocoque m’interloque et m’insupporte
Ce sourire mécanique fait de broc et de bric le mérite coup de trique
Se fissure sous le choc ta nature née de toc désagrège et nous disloque

Arabesques

Les voix des Dieux, sont de silence, histoires sans bruit et sans paroles, captent les âmes en connivence, sans grands effets ni hyperboles.
Parfois les notes, au loin les portent, dans les des airs vont en cohortes, ardents échos, devenus pierres, au gré des vents et des lumières.
Renaissent à nous, transfigurées, par des artistes aux doigts de fée, dans des manèges orchestrés, en arabesques endiablées.
De ces desseins, je n’entends rien, alors j’écoute et je m’abstiens, aux sons des pères devenus mères, au gré des vents et des lumières.
Abandonné, ressuscité, par ces lyrismes sublimés, je goûte aux voix de ces Déesses, comme une étreinte, une promesse.
La renaissance du silence, né d’une éternité d’errance, dans les courbures de l’Univers, au gré des vents et des lumières.

Invisibles

De beaux mots, simples mots, gribouillage et rien d’autre, dont le sens diffère, de mon âme à la vôtre, dont le sang se répand en espoirs d’attentes, entres pairs, entre frères, entre lettres parentes. Composer, styliser, pour paraître ou pour plaire, partager, réciter, pour bloguer ses chimères. Troubles flèches d’un jeu, simpliste et ambitieux, lancées à l’encre bleue en des rouges hostiles, d’arabesques embrumées en formules de styles. Les visions disparaissent, elles luttent et se mêlent dans les champs épuisants d’une rixe guerrière, initiée sans écu, tel un jeu pour enfants. Persister à aimer, à laisser exister, ce désir d’écrire dans une encre invisible, aux seuls yeux indulgents de mes dieux accessible.

Au Gré des Vents

Au gré des Vents, des Vents stellaires
Atomes éclos et dispersés, hasard de feu disséminé.
Distances de vide et de lumières, confiance et joie faites au temps.
Aux des espoirs se font latents, les mondes dansent et sont créés.
Esprits vidés puis fusionnés, se naissent et meurent les sociétés.
Matière poussière désintégrée, se perd encore, comme effacée.
Respire et naît, se laisse aller.
Au gré des Vents, des Vents stellaires.

Les parties sont recomposées, aux rythmes mille et millénaires.
Eclosent et vivent les entités, tourbillons longs et incessants.
Au bal des jeux, des innocents, souvenirs vieux sont effacés.
Illusions crues restituées, feu d’artifices à oublier.
Matière toujours reformatée, là-bas, au loin, vers les lumières.
A l’ombre d’elles, tournent les Terres.
Enfants perdus, redirigés, sans but, sans sens, sans destinée.
Un pas infime, vers la Lumière.
Au gré des Vents, des Vents stellaires