D’Eux Etres

J’ai croisé ton regard, j’y ai vu l’innocence

Je t’ai vu ce jour-là, un instant, rien de plus

Mais de toi me souviens, pour toujours et même plus

 

Tes prunelles curieuses me ramènent à moi-même

Perles noires dansantes recherchant les je t’aime

De ces gueux mystérieux ignorant ta présence

 

Pourrais-tu un instant, t’exprimer, m’expliquer

Tes pensées sur nous autres et enfin réveiller

Nos esprits embrumés par des vies sans soleil

 

Tu cherchais la chaleur de ses mains rassurantes

De ses doigts d’ongles peints blotti en ses genoux

Une vie de douceur, de baisers de mots doux

 

Vos joies sans lendemain me rassurent et me tentent

Ces caresses aimantes partagées entre vous

Avec elle demeure, hors du temps et de nous

 

J’ai croisé ton regard, j’y ai vu l’innocence

La vision désarmante d’une force insolente

Celle d’êtres immenses condamnés au silence