Maîtres de l’univers

Cet attribut dont ils se parent

Les maîtres dieux des sociétés

Faut-il que les œillères soient noires

Que naissent de telles cécités

Logorrhées nées et déferlées

Sur nos écrans à satiété

Visions narcisses limitées

Les nains abondent subjugués

Sourires des autres alors se figent

Le temps qui passe et vient l’exige

L’horizon des milliards s’expose

A eux, à nous, leur loi s’impose

Maître de Terre, question se pose

Nous face à eux, si peu de choses

Lumières là-haut vers d’autres mondes

La vie là-bas sans doute abonde

Espère et crois, puis désespère

Que l’univers soit un désert

Les nombres immenses sont mon repère

Distance et temps se font la paire

Piégé, figé, du moins un temps

Avec ces autres, avec ces gens

Voyage astral, vaisseau spatial

Souffle du Graal, vision mentale

Renonce ici trace choisie

Voie de l’esprit, chemin de vie