Nouveaux textes

Voilà un petit aperçu de mes textes et articles les plus récents. N’hésitez pas à me contacter pour me faire part de vos avis sur ce que j’écris. Cela m’aidera à me remettre en question et à me renouveler.

Page actualisée le 9.4.2019

Page blanche

Les mots se refusent à moi, dans l’éther ils se terrent

Lassitude ou attente, simple envie de silence

Le verbe inonde nos jours, de partout il s’écoule

Vide, sans consistance, faux constat d’existence

Retiens les mots, respecte leur essence

Privilège des regards, des âmes en errance

A l’affût des espoirs, comme autant de miroirs



Greta

Dis-moi ce que tu vois, Toi la Reine du Nord, que nos yeux ne voient pas, résignés à leur sort. Valkyrie en mohair, née de sang et de chair, je te sens, je t’espère, en sauveuse des Mers.

Je m’accroche à tes mots, que génèrent tes peurs, tes appels à nous sots, tes visions de l’horreur. Inutiles quatrains, que tes lèvres traduisent, en un verbe incendiaire, aux gardiens de la Terre.

Ces colosses obtus, obséquieuses statues, aux lumières sourient, en alcôve méprisent. Cette lutte éperdue, que tu mènes à mains nues, sans épée, en guenilles, aux moulins de Castille.

Protectrice du Monde, des oiseaux et de l’onde, je perçois tes augures, en leur sein me rassure. Fais-nous voir le feu, la colère de Dieu, ressentir la douleur, que t’arrache ton cœur.

De ces murs qui brûlent, cette Roche qui hurle, et transforment en cendres, le bleu de notre enfance. Saurons-nous déceler, les visions des yeux tendres, d’une enfant éclairée, aux nations aveuglées.

Je ne sais d’où tu viens, illusion ou destin, utopie boréale d’une valse spirale. En errance sur Terre, paradis de misère, d’une route sans fin, vers les brumes stellaires.

 

Forgotten



Invisibles

De beaux mots, simples mots, gribouillage et rien d’autre, dont le sens diffère, de mon âme à la vôtre, dont le sang se répand en espoirs d’attentes, entres pairs, entre frères, entre lettres parentes. Composer, styliser, pour paraître ou pour plaire, partager, réciter, pour bloguer ses chimères. Troubles flèches d’un jeu, simpliste et ambitieux, lancées à l’encre bleue en des rouges hostiles, d’arabesques embrumées en formules de styles. Les visions disparaissent, elles luttent et se mêlent dans les champs épuisants d’une rixe guerrière, initiée sans écu, tel un jeu pour enfants. Persister à aimer, à laisser exister, ce désir d’écrire dans une encre invisible, aux seuls yeux indulgents de mes dieux accessible.

She remembers