Nouveaux textes

Voilà un petit aperçu de mes textes et articles les plus récents. N’hésitez pas à me contacter pour me faire part de vos avis sur ce que j’écris. Cela m’aidera à me remettre en question et à me renouveler.

Page actualisée le 28.5.2019

Amnésique Humanoïde

Jour de fange, mal au ventre, de colère incessante

Sans raison apparente dans mon âme elle se plante

Peu importent les rimes seuls comptent les verbes

Je te dis casse-toi, tu m’excites et m’épuises

Tu me juges et m’auscultes, continue, rien à battre

Qui es-tu pour me dire qui je suis, où je vais

Des faux-culs plein les rues, prévisibles, incolores

Amnésiques, apathiques, aux écrans hystériques

Montre-moi qui tu es, lâche un peu ton vocable

L’amitié au placard, faux-semblant de roublard

Convenance, assurance des idées formatées

Sans un mot de travers pathétiques dentiers

Tu te plantes, en ramasses et redemandes

 

Ton confort est trop fort, il te bouffe et t’endort

Blatérer est ton trip, parader ton coït

Peu importe que tout claque, que les Viets s’astiquent

L’inconnu tu t’en tapes, tant que t’as ton six-pack

Fous en l’air cette époque, le miroir des vioques

Tu voudrais tout avoir, mais donner quoi encore

Je débite, t’analyse, le grand pied, le panard

De tes peurs, de tes doutes sous ton air pantouflard

Ton visage, ton regard, de grand sage, à l’écoute

Je n’y crois une seconde, à ce jeu d’entourloupe

Imagine pauvre blair de pouvoir me la faire

Des comme toi, tous les jours, un cheveu dans la soupe

Tu te plantes, en ramasses et redemandes

 

Féminines, masculines, toutes ensembles se broutent

En pensant espérant s’en sortir à l’esbroufe

L’examen pour chacun au moment opportun

Des clodos aux héros même voie, mêmes doutes

Ce destin assassin fabriqué à dessein

Tu refuses de le voir, continue à demain

Par derrière tu préfères, bien parti je le crains

J’aimerais tu le sais arrêter ce manège

Impossible pourtant à chacun son ménage

Ton chemin et le mien vents contraires sans nuages

T’as tout faux, fais le beau épaté par ta trique

Et tant pis si la vie par petits bouts s’effrite

Tu te plantes, en ramasses et redemandes



Dame Blanche

La nuée, colorée, se rassemble et se pose, en ces lieux avant elle si glacés et austères, étrangère à nos mœurs, nos repères, nos valeurs, colportées par nos pères, tout autant que nos peurs.

Je la vois se mouvoir, elle me semble d’ailleurs, de là-bas, de ces cieux, inconnus de nous autres, où les yeux et le bleu sans un son se comprennent, où les jeux amoureux aux regards s’apprennent.

Je me sens étranger, parmi eux et pourtant, sentiment déroutant, inconnu et troublant, leurs nuances cuivrées à ma cire s’opposent, ne serait-ce pas moi qui au fond m’interpose. 

Elevé par mes pairs, je ne vois dans leurs yeux, que le sombre tourment d’un passé pas si vieux, où la peur de l’autre au fond de moi se fit, une place dans l’ombre sans instant de répit. 

Les rythmes de leurs airs apaisent ma colère, je ne suis désormais qu’une partie de leur chair, en attente de celle, qui apaisera mes doutes, mais que là, tout au fond, je le sais, je redoute. 

La foule s’impatiente, elle danse elle chante, suppliant, grande Dame, de nos cœurs, apaisante, Immaculée en ailes, mon esprit se rebelle, et pourtant près de moi, elle me semble si belle. 

Je craignais que son œil ne saisisse ma détresse, que le joug des aïeux par sa main ne m’oppresse, au passage de la Fleur, je ne sens que douceur, qui me dit, qui me souffle que je possède un cœur. 

D’où es-tu, grande Reine, dans tes simples atours, de tes yeux merveilleux transparaît tant d’amour, je t’ai vue désormais, je le sais, tu existes, je saurai te trouver si un jour je m’éclipse.



Perles de ciel

Il est là dans mes bras. Sa douceur, sa présence, son insouciance, m’apaisent et me rapprochent de moi.

Aucun ego, simple existence, modèle pour nous les hommes, dont les masques nous rendent irréels, prisonniers de nous, prisonniers de tout.

Prestance féline, j’aime ton goût, intègre, authentique, naturel, où l’as-tu dénichée, cette étrange gomme, clé de liberté, clé de bonheur, j’en userais pour traquer mes peurs.

Mon esprit, mes doutes me tourmentent, alors je t’en prie, si cela te tente, continue à me montrer ce chemin, dont je me sens souvent si loin.