Nouveaux textes

Voilà un petit aperçu de mes textes et articles les plus récents. N’hésitez pas à me contacter pour me faire part de vos avis sur ce que j’écris. Cela m’aidera à me remettre en question et à me renouveler.

Page actualisée le 27.3.2020

Triste Couronne

Comment ne pas écrire, comment ne pas réagir

Face à ces conseils donnés, ce matin, sur les ondes

Ils nous disent, nous expliquent, force de spécialistes

Comment conserver, notre santé mentale

Face à l’isolement, à l’horreur, de demeurer désormais

Chez soi, dans le calme, sans autre miroir que le nôtre

Forcés que nous sommes, doux martyrs, à nous couper

Des bruits, de l’agitation de ce mental global

Surchargé, surexploité, survitaminé

Ralentissement salutaire, d’une culture sans repères

Bactérie symptomatique, révélatrice des frontières

De ces foules sans âmes, aux calepins engorgés

Ces coquilles si fragiles, si promptes à se briser

M’effraient plus que lui, ce reflet des êtres

Que je ne reconnais plus, que sont-ils devenus

Les regards changent, l’homme se fait bête

Ne voient en l’autre que l’abîme

Une possible chute, dans ce vide

Qui les habite, là, au fond d’eux

Tout cela, pour si peu


Ephémères

Ils parlent de sauver la Terre, mais la Terre n’en a que faire. A l’aune de son existence, nos souffles sont sans importance. Tels ces éphémères dont les vies, ne durent qu’un instant, pour la Planète, nous n’existons pas. Nos feux follets n’y changent rien, nous resterons un souvenir, teinté de regrets, d’instants envolés, d’amère cécité, pour ce Paradis offert, dont nous n’avons su que faire. Apparus, puis disparus, le temps d’un verre, pris entre les Terres, ici et là, soulagées par le départ inespéré, des nains sans frères, des enfants rois. Ne resteront rien d’autres que des chimères, d’amours et de guerres, écrites en millénaires, au sein d’Histoires billionnaires.


Arabesques

Les voix des Dieux, sont de silence, histoires sans bruit et sans paroles,

Captent les âmes en connivence, sans grands effets ni hyperboles.

Parfois les notes, au loin les portent, dans les des airs vont en cohortes,

Ardents échos, devenus pierres, au gré des vents et des lumières.

Renaissent à nous, transfigurées, par des artistes aux doigts de fée,

Dans des manèges orchestrés, en arabesques endiablées.

De ces desseins, je n’entends rien, alors j’écoute et je m’abstiens,

Aux sons des pères devenus mères, au gré des vents et des lumières.

Abandonné, ressuscité, par ces lyrismes sublimés,

Je goûte aux voix de ces Déesses, comme une étreinte, une promesse.

La renaissance du silence, né d’une éternité d’errance,

Dans les courbures de l’Univers, au gré des vents et des lumières.