Rien de sang

J’ai rêvé de nous, de nos jeux, de nos rires

Illusoires nonchalances, présumées dès l’enfance

Longtemps le temps, les souvenirs, ont bercé mes espoirs, mes désirs

Mirage de tant d’années, passées à essayer, à appeler, à assembler

Cette main décharnée

D’une ivresse tentée, par nos pères espérée, par nos mères rêvée

Ils me regardent et me demandent, si mon coeur erre et s’il s’effondre

Que répondre

Ne changez rien, à ce vide à dessein

Cette lutte inégale, entre moi et les autres

Ce combat ancestral

Même sang et rien d’autre