Soleil

 

Dieu de l’Egypte et de Sumer, vent de chaleur et de lumière

Nature divine chasse regard, dominateur matins et soirs

Contraint les fronts à soumission, peine immédiate punition

Cécité noire à qui défie, l’astre de vie de ses pupilles

S’inclinent les êtres ferment les yeux, médite esprit vers Soleil Dieu

Etoile pourtant tu es banale, les naines jaunes mènent le bal

Puissance géante et colossale, de notre vue tant abyssale

Eternité d’années de fonte, lumière chaleur que rien ne compte

Energie luit de toi abonde, explose et fuit en vent solaire

Mère de flammes et de lumières, ici, là-bas, parfois sur Terre

Cinq cents secondes feront l’affaire, un brin ténu vers nous s’oriente

Le reste se perd, dans la tourmente

Être capable de le capter, instant, seconde, infinité, besoins saoulés d’éternité

Sphère plasmatique titanesque, million trois cent mille terrestre

Apocalypses et dantesques

Hydro-hélium entremêlés, visions de feu d’éternité

Energie masse transformée, lumière chaleur à satiété

Milliards d’avant se comptent à double, pour toi Etoile la vie redouble

La mort te guette tu es vivante, la vie à chaque souffle enfante

Billions de tonnes à la seconde, aube des temps tu es féconde, les ans pour toi aussi se comptent

Les petits nains de toi n’ont cure, orbites vides vers le futur

Te considèrent à eux à qui, narcissisés à corps à cris

Certains de tout pourtant si vains, les engloutir est leur destin

Leur vie à eux a une fin, même si alors ne seront rien

De jaune à rouge, les mondes proches, Gabelle est due, sans anicroche

L’une après l’autre les sphères roche, sans coup férir, aucune pioche

Comme un rappel à leur mémoire, derniers instants, ultime soir

Spectacle ultime tendre secret, en tes semblables tu te remets

De jaune à rouge, de rouge à blanche, des souvenirs un peu étranges

Billions d’années de ta naissance, une vie vécue comme une danse

Eternité simple existence, la nostalgie de ton enfance